Ce qui est le plus difficile au Grand oral est de se détourner du contenu purement scolaire. Le jury attend de vous que vous fassiez un lien avec la réalité pratique. Le thème des écosystèmes peut donc être particulièrement intéressant à aborder en lien avec le programme de biologie et écologie de Terminale.

Sujet 1 – Le renard roux et le cliché du nuisible
Lien avec le programme : interactions et dynamique des populations dans le cadre des écosystèmes.
Problématique
Quel est l'apport de l'observation du renard roux en Bretagne dans la réévaluation de son rôle au sein des milieux agricoles ?
Plan de développement et notions à aborder
On considère le renard roux comme un animal nuisible. L'OFB et l'ISYEB sont en train de faire une étude afin de maîtriser cette nuisance. Ils « capturent des renards roux, utilisent des colliers GPS et les surveillent via VHF afin de mieux comprendre ses déplacements » (ISYEB, 2026).
I. Les répercussions sur l'écosystème et les activités de l'homme
Le renard réduit les dégâts sur les cultures, car il mange les rongeurs. Pourtant, les éleveurs de volailles le voient d’un mauvais œil. L'animal a aussi la capacité de s’adapter à l'environnement urbain. On le trouve la nuit dans les rues de Paris.
II. L'emploi de la prédation comme méthode de régulation
Le renard se régale de campagnols et de mulots qui portent atteinte aux cultures. Les chercheurs surveillent ses déplacements dans les champs à travers des « observations écologiques qui portent attention à l'ensemble du réseau trophique » (ISYEB, 2026).
Conclusion : Cette étude montre qu’avant de considérer une espèce comme nuisible, il est préférable de bien la comprendre.
Référence : ISYEB. (2026). Chronique n°42 : Opération Bretagne 2026 : suivi du renard roux. isyeb.mnhn.fr
Sujet 2 - La réhabilitation écologique des milieux humides
Lien avec le programme : Écosystèmes de services, résilience, impacts anthropiques.
Problématique
Pourquoi la priorité est-elle accordée à la restauration des zones humides en ce qui concerne la biodiversité et le climat ?
Plan de développement et notions à aborder
La Convention de Ramsar indique que « 87 % de ses zones humides ont disparu depuis 1700 » (Convention de Ramsar, 2021, p. 1). Et cela ne s'arrête pas.
I. Des caractéristiques essentielles, mais souvent négligées
Ces sites hébergent des espèces que l’on ne voit pas ailleurs. « Quarante pour cent de toutes les espèces à l'échelle mondiale vivent et se reproduisent dans ces endroits » (Ibid). Beaucoup d'oiseaux migrateurs apportent des bénéfices écologiques à un prix raisonnable. Par ailleurs, les tourbières, les mangroves et les herbiers marins sont considérés comme les « réservoirs de carbone les plus performants de la planète » (Ibid, p. 2).
II. La restauration est une décision qui se prend au niveau politique et collectif
La restauration est définie comme « un retour aux conditions avant l’état de dégradation » (Ibid). Le prix pour restaurer une zone humide est « généralement équilibré par la valeur globale des avantages qu’on peut avoir» (Ibid).
Conclusion : La décision de restauration est réellement une question de société.
Référence : Convention de Ramsar. (2021). Restauration des zones humides : libérer le potentiel inexploité de l'écosystème le plus précieux de la planète.
- Cas de la zone humide de Casablanca - Entre expansion industrielle et protection du patrimoine écologique
Sujet 3 - La résilience des écosystèmes face aux transformations globales
Lien avec le programme : Résilience, facteurs limitatifs, modification climatique.
Problématique
Quel est l'apport de la recherche expérimentale dans la compréhension de la résilience des écosystèmes ?
Plan de développement et notions à aborder
Les forêts ont pris une couleur jaune et les récifs perdent leur couleur. Ce sont des signes d'avertissement. Une rencontre a été organisée cette année à Strasbourg pour parler de cette question (CNRS, 2026).
I. La résilience pour supporte un choc
La résilience est la capacité à endurer un choc, tel que la sécheresse, la contamination ou une tempête, et trouver ensuite un équilibre. Si une espèce s'éteint, une autre prend sa place.
II. Les contributions de la recherche
Les chercheurs simulent des perturbations par la mise en cendre d’une partie de la forêt, ou privent une petite rivière de son flot. Le but est d'observer les réactions et de connaitre les limites. Ce sont des solutions fondées sur la nature. Mais cela nécessite une collaboration étroite entre chercheurs et décideurs.
Conclusion : Comprendre la résilience, c'est se préparer pour notre propre avenir.
Référence : CNRS. (2026). Conférence scientifique AnaEE : la science des écosystèmes pour un avenir résilient. inee.cnrs.fr
Sujet 4 - La biodiversité ordinaire dans les milieux urbains
Lien avec le programme : Biodiversité, adaptation des espèces aux milieux transformés par l'activité humaine.
Problématique
De quelle manière des espèces comme le hérisson ou le renard se sont-elles acclimatées à l'écosystème parisien ?
Plan de développement et notions à aborder
Il se trouve à Paris huit millions d'habitants. C’est difficile d'envisager que la faune sauvage est présente dans la ville en toute discrétion. Le projet ARMAGUEDON a pour but de rechercher ses traces.
I. Une biodiversité inattendue
Des renards roux se trouvent discrètement dans les villes pendant la nuit, ainsi que des fouines et des hérissons. Selon l'étude de l'ISYEB, « ces espèces ont subi une adaptation réussie » (ISYEB, 2026).
II. Enjeux scientifiques et de coexistence
Selon les chercheurs, l'existence d'un renard en zone urbaine favorise la biodiversité en milieu citadin.
Conclusion : Ces créatures nous donnent un enseignement élémentaire. L'entité biologique s'adapte.
Référence : ISYEB. (2026). Chronique n°42 : Opération Bretagne 2026 : suivi du renard roux. isyeb.mnhn.fr
Sujet 5 – Les nouvelles orientations de la recherche pour la transition écologique
Lien avec le programme : Problématiques globales, agriculture et biodiversité.
Problématique
Quelle est la direction que prend la recherche de l'INRAE en matière de transition écologique ?
Plan de développement et notions à aborder
15 défis ont été lancés par l’INRAE cette année, qui peuvent être mis en œuvre dans une période de trois à cinq ans.
I. Des priorités axées sur les problématiques écologiques
La gestion de l'eau sans pertes inutiles. La conservation des sols et de la biodiversité. Aujourd’hui, « tous les programmes suivent cette vision intégrée » (INRAE, 2026).
II. Des illustrations pratiques
Vaccins destinés à défendre les volailles contre l'influenza aviaire. Instruments numériques pour gérer l'irrigation, ainsi que des jumeaux numériques pour reproduire le comportement des cultures, sans oublier les études qui concernent les bactéries (INRAE, 2026).
Conclusion : La recherche publique doit se diriger vers les champs et soutenir les chercheurs.
Référence : INRAE. (2026). Priorités INRAE 2025-2030 : lancement de 15 défis Recherche et Innovation. inrae.fr