Ce vendredi 29 mai, les candidats du baccalauréat professionnel ont dû se pencher sur l'épreuve d'Économie-gestion. Voici une copie corrigée proposée en exclusivité par MyStudies !
![Bac pro Économie-gestion 2026 [Corrigé]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fncd1.msnocookie.com%2Fimage%2Fms%2Fmsimages%2Fblog_gallery%2Fbac-pro-economie-gestion-2026-corrige-640x480_c4a76cb347.jpg&w=3840&q=75)
Partie 1 : Questionnement reposant sur une situation contextualisée
1. Relever l’impact du télétravail sur l’offre de cantine dans les entreprises
La popularisation du télétravail a réduit le nombre de jours passés dans les locaux professionnels par les employés, ce qui a réduit à son tour la consommation au sein des restaurants d’entreprise. Ces derniers ont alors dû s’adapter de manière à devenir plus attractifs pour les employés et ainsi re-booster leurs ventes.
2. Repérer les nouvelles tendances de consommation des salariés lors de la pause déjeuner
Les nouvelles tendances qu’on relève sont notamment la consommation « ubérisée », à savoir le fait de commander sa nourriture rapidement et de manière digitale. Dans une moindre mesure, il y a également une importance accrue accordée à la réduction du volume des déchets et à la qualité nutritionnelle des produits.
3. Expliquer pourquoi ce choix de cantine digitale est une opportunité économique pour votre entreprise
C’est une opportunité économique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cette nouvelle praticité avec tout sur place rend l’entreprise plus attractive pour les talents. Ensuite, cela génère des revenus complémentaires pour l’entreprise. De plus, nous pouvons également évoquer l’absence de retards des employés liés aux déplacements effectués pour déjeuner ainsi que le désencombrement des locaux professionnels.
4. Préciser comment ce projet de cantine digitale répond au pilier environnemental de la RSE
Il y répond notamment par la réduction des déchets non biodégradables, par des moyens de livraison moins polluants ainsi que par la lutte contre le gaspillage alimentaire.
5. Indiquer que ce choix de cantine digitale est un facteur d’amélioration de la productivité des salariés
Cela peut représenter un gain en matière de productivité, notamment de par la réduction de la fatigue ainsi que le gain de temps tous les deux liés à la suppression des déplacements effectués pour déjeuner, mais également de par la réduction des repas sautés par manque de temps, ce qui contribue au bien-être au travail, et donc à un meilleur engagement des salariés.
6. Présenter la conséquence qu’aura ce changement sur votre pouvoir d’achat
Le gain en matière de pouvoir d’achat correspond alors à 70-45=25€/semaine, soit un peu plus de 25*4=100€ par mois (car un mois contient 30 ou 31 jours, et 4 semaines n’en contiennent que 28).
7. Proposer un choix d’utilisation du gain lié à ce changement dans votre pause-déjeuner
Les utilisations de ce gain dépendent de la situation financière et personnelle de chaque employé et elles peuvent être très diverses : épargne, investissement, activités sportives et culturelles, loisirs divers, etc.
8. Expliquer quelles seront les conséquences sur la gestion de votre budget
La formule sous la forme d'un abonnement permet une meilleure gestion du budget en anticipant les coûts et en évitant les dépenses imprévues : tous les repas étant déjà planifiés, il n'y aura pas de frais supplémentaires en allant acheter des repas aux coûts variables à l'extérieur. Par ailleurs, les 2 repas offerts correspondent à 2 repas gratuits par mois, donc à 9*2=18€, ce qui n'aura pas de conséquences significatives sur la gestion budgétaire du mois mais présente un avantage psychologique lié à la gratuité de ces repas.
Partie 2 : Réponse construite et argumentée à une question d’économie gestion
Sujet A : Qu’est-ce qui motive un indépendant à retrouver le statut juridique d’un salarié ?
Principales différences entre un salarié et un indépendant :
- La rémunération, qui correspond aux salaires et éventuels avantages financiers chez le salarié, et au chiffre d’affaires réalisé par lui-même pour un indépendant ;
- Les prestations sociales, auxquels les deux sont éligibles différemment ;
- Le temps de travail, qui est déterminé par l’obligation contractuelle et la législation en vigueur pour le salarié, et par l’indépendant lui-même pour lui-même, à moins d’un contrat de prestation régulant ce dernier ;
- Les cotisations à l’URSAFF en plus de l’impôt sur le revenu, auxquelles le salarié, contrairement à l’indépendant, n’est pas assujetti ;
- Le contrat de travail, exclusif à l’employé ;
- L’immatriculation de l’auto-entreprise, obligatoire uniquement pour les indépendants.
Motivations pour passer du statut d’indépendant à celui de salarié :
- Stabilité et pérennité des revenus : comme évoqué dans le document 4, « […] les revenus en dents de scie, qui peuvent brutalement chuter d'un mois sur l'autre, sont l'une des principales raisons évoquées par les ex-indépendants pour justifier leur retour vers le salariat […] » ;
- Revenus totalement ou en partie fixes : chose que ne garantit pas l’exercice en tant indépendant, qui implique que tous les revenus sont alors conditionnés au résultat, et surtout à la clientèle.
- Avantages sociaux du salariat : congés payés, arrêts maladie, etc. ;
- La limitation des horaires du travail : paradoxalement, alors que l’indépendant détermine lui-même ses horaires du travail contrairement aux salariés, la pression à l’idée d’un manque à gagner l’amène à travailler plus, comme le fait remarquer le document 3 ;
- Moins de responsabilités : alors que l’indépendant s’occupe de tout, à moins de sous-traiter, le salarié voit une partie du travail effectuée par la hiérarchie, notamment en ce qui concerne la gestion de l’entreprise et son administration, comme le fait remarquer le document 3 ;
- Indemnisation en cas de perte de travail pour des raisons économiques : c’est une chose qui n’est pas mise en place pour un indépendant.
- Facilités administratives : par exemple, pour un prêt bancaire, l’obtention d’un titre de séjour ou encore la recherche du loyer, la stabilité des revenus du salarié lui rend certaines démarches beaucoup plus faciles que ce à quoi peut faire face un travailleur indépendant.
Sujet B : Quels seraient les intérêts de travailler dans une organisation en SCOP ?
Plusieurs choses caractérisent la SCOP :
- L’absence d’actionnaires (ou alors, ces derniers ne peuvent détenir qu’une minorité des parts de l’entreprise), d’employeur et le partage de la totalité des bénéfices entre les associés, comme le fait remarquer le document 5 : « En arrière-plan, vous ne trouverez ni dirigeant, ni secrétaire, chacun est propriétaire de l’entreprise […] » ; « […] partage équitable des bénéfices […] » ;
- Chiffre d'affaires plus important car plus de motivation chez les associés, qui se partagent alors les bénéfices et sont ainsi eux-mêmes bénéficiaires de la performance de leur entreprise. Comme nous le montre le document 6, celui-ci est alors aujourd’hui très élevé et en progression constante au sein des SCOP ;
- La prise de décision revient majoritairement aux associés ; nous allons dès à présent discuter de ce point-ci.
En effet, le fait que la prise de décision revienne majoritairement aux associés admet alors des avantages et des inconvénients :
Avantages :
- Intérêts des associés mieux défendus car ils sont eux-mêmes majoritairement décisionnaires ;
- Importance accrue au bien-être au travail, comme le fait remarquer le document 5 : « La Chouette ne cesse de miser sur l’humain et le bien-être au travail » ;
- Fidélisation des associés, absence de décisions « subies » ou imposées.
Inconvénients :
- Intérêts qui peuvent diverger selon les associés ;
- Contrairement à un système hiérarchique, où les décisions sont prises par des professionnels compétents et stratèges (en cas d’absence de dysfonctionnement structurel) ; le pouvoir décisionnel appartient à tout le monde de manière égale au sein d’une SCOP, ce qui peut en atténuer la qualité.