Ce mardi 16 juin, les candidats du baccalauréat général ont dû se pencher sur l'épreuve de spécialité de SES. Voici une correction du sujet d'épreuve composée proposée en exclusivité par MyStudies !
![Bac général Spé SES 2026 - Épreuve composée J1 [Corrigé]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fncd1.msnocookie.com%2Fimage%2Fms%2Fmsimages%2Fblog_gallery%2Fchatgpt-image-17-juin-2026-a-15-57-52-1-1_2a847a849e.png&w=3840&q=75)
Première partie : mobilisation des connaissances
Un choc asymétrique est un aléa qui affecte différemment les pays d’une zone donnée, ou bien uniquement certains pays de la zone en question. Pour citer un exemple, une crise migratoire en mer Méditerranée touchera davantage, pour des raisons géographiques, les pays du Sud de la zone euro que ceux du Nord. Crise nécessitant logiquement des dépenses publiques supplémentaires lorsqu’elle survient.
Comme il s’agit d’une zone avec une monnaie commune, les pays concernés ne peuvent, par exemple, émettre de la masse monétaire en dévaluant leur monnaie dans un tel cas de figure. De ce fait, la BCE doit alors décider de sa politique budgétaire.
La difficulté qui est alors posée, c’est que les autres pays de la zone euro se retrouvent alors impactés par un aléa auquel ils n’auraient pas été liés sans une monnaie commune, ou alors liés mais dans une moindre mesure. Car, par exemple, en cas d’émission de la masse monétaire et donc d’inflation, ce sont leur niveau général de prix ainsi que leur poids de la dette qui sont à leur tour affectés.
Deuxième partie : étude d’un document
1. Évolution dans l’ensemble de la population : diminution de 47,6% - 37% = 10,6%. Évolution chez les 18-29 ans : diminution de 31,4% - 17,3% = 14,1%.
La diminution est donc nettement plus importante chez les 18-29 ans que dans le reste de la population.
2. Comme nous pouvons le voir sur le document, l’engagement est fortement corrélé avec le niveau d’études : quelle que soit l’année prise, le vote systématique est toujours plus élevé lorsque le niveau d’études l’est aussi. Mais également, d’autres variables sociodémographiques peuvent rentrer en jeu : engagement politique historiquement moins important dans les quartiers dits populaires, historiquement et culturellement plus importants dans certains métiers, comme l’enseignement…
Troisième partie : raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire
L’exportation, c’est l’indicateur qui améliore la balance commerciale d’une économie. Et comme nous le savons, pour booster la balance commerciale, les gouvernements cherchent à accroître la productivité des entreprises nationales. Nous allons dès à présent en illustrer les raisons en nous appuyant sur le dossier documentaire.
Comme l’explique le document 2, les filières les plus productives, comme l’industrie aéronautique, gagnent en demande à l’étranger. La raison explicitée ici est que les entreprises appartenant à ces filières se retrouvent au sein de chaînes de production à enjeux financiers très importants, mais surtout situés en partie à l’étranger. En l’occurrence, ici, Aequs Aerospace France reçoit beaucoup de demandes pour des pièces indispensables au bon fonctionnement des avionneurs, y compris étrangers. De ce fait, des interdépendances se créent, notamment en matière de fourniture par ces entreprises-là des entreprises étrangères.
Ceci est confirmé par les statistiques fournies dans le document 1, qui montrent en effet que le secteur de l’aéronautique et du spatial présente un écart très fort entre les exportations et les importations en faveur des premières : 57,1 / 27,7 = 2,06, donc plus du double.
Par ailleurs, le document 3 nous montre que, par exemple, l’Allemagne, dont la balance commerciale s’est continuellement renforcée au XXIe siècle, a vu sa productivité globale des facteurs là aussi s’améliorer constamment depuis 2000, avec une augmentation de 12% en 22 ans. Chose qu’on ne peut pas dire de la France, dont la balance commerciale, comme nous le savons, s’est dégradée, et donc la productivité a stagné, avec un niveau en 2022 quasi-équivalent à celui de 2000. Ce « retard » sur les autres pays, que nous pouvons constater en nous appuyant sur les chiffres fournis, explique notamment pourquoi les entreprises françaises ont perdu en compétitivité à l’international.
Ceci nous amène à la conclusion que la productivité des entreprises sous-tend bien l’exportation, mais qu’en France, celle-ci est limitée qu’à certains secteurs les plus productifs, qui, eux, redressent un tant soit peu la balance commerciale nationale, largement déficitaire aujourd’hui.