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L'Homme et les machines - Bac général Spé HLP 2026 Sujet 1 [Corrigé]

News19 Juin 2026

Ce mardi 16 juin, les candidats du baccalauréat général ont dû se pencher sur l'épreuve de spécialité de HLP. Le sujet de cette année portait sur la relation Homme-machine Voici une correction proposée en exclusivité par MyStudies !

L'Homme et les machines - Bac général Spé HLP 2026 Sujet 1 [Corrigé]

Interprétation littéraire - Quel regard Jean Giono porte-t-il sur le travail de la machine ?

Introduction

Jean Giono est un écrivain français du 20e, souvent associé à la question du progrès et de la place de l’homme dans le monde moderne. Dans cet extrait de l’esprit de la machine, l’auteur s’interroge sur le développement des machines et sur leur influence dans le monde.

La désignation de « machine » fait référence ici à l’ensemble des techniques créées par l’homme pour effectuer une tâche en particulier. Le travail de la machine renvoie à son action sur l’ensemble des choses, dont les êtres humains.

Quel est le regard que porte Jean Giono sur le travail de la machine et sur l’ensemble des transformations engendrées ?

Idée principale : l’auteur possède une vision assez ambivalente de l’utilisation de la machine. Il est à la fois inquiet mais aussi fasciné par la multitude de possibilités qui existent grâce à elle. Les machines lui apparaissent comme des créatures vivantes, puissantes, qui peuvent transformer le monde dans son intégralité ainsi que les hommes.

I. La machine comme quelque chose d’exceptionnel

Dans cet extrait, l’auteur décrit les machines comme une « immense armée », ainsi que comme une force à la fois disciplinée et organisée, qui avance « épaule contre épaule ». Il s’agit très clairement d’une métaphore militaire qui donne aux machines une proportion à la fois massive et collective, presque symbolique, épique.

Pour Giono, les machines savent « tout faire » : elles peuvent à la fois rendre le soleil plus gros, mais aussi saisir un fil de soie, déplacer les fleuves, ou encore transformer un sapin en journal. La puissance de ces dernières est quasiment décrite comme illimitée, à la limite du divin, elles « font naitre ce dont elles se servent ».

L’auteur est fasciné par ces morceaux de métal, il s’agit de quelque chose qui va bien au-delà de la simple description, il les met en scène, leur donne un rôle, comme dans un spectacle. Les machines peuvent transformer le réel, les objets comme les humains et c’est ce qui fascine littéralement l’auteur.

II. La machine comme puissance destructrice

Giono est aussi inquiet d’une certaine manière de l’ampleur de l’importance que la machine peut prendre sur le monde. Il ne s’agit plus uniquement d’un outil, mais bel et bien de quelque chose qui peut redéfinir le monde.

Elle « rapetisse la terre », « change les vallées en lacs », « les plaines en villes ».

La machine peut radicalement tout transformer, la nature, les villes et progressivement les usines et même les autres machines qui avaient déjà été fabriquées, afin de les rendre meilleures plus performantes.

On assiste ici à une sorte de mouvement infini, avec une logique auto alimentée, propre à l’auteur. La métamorphose ici créée et détruit à la fois. Giono insiste beaucoup sur l’instabilité de cette puissance, qui le dépasse mais qui dépasse également l’ensemble des humains. Les machines « allument, éteignent, poudrent, pilent, greffent ». Nous sommes en face d’un vocabulaire lié à celui utilisé en médecine et plus spécifiquement en chirurgie, avec de la précision mais aussi de la violence.

III. La machine comme esprit autonome

L’un des passages parmi les plus importants du texte est celui où l’auteur dit « Chaque machine est à deux fins : la fin pour laquelle les hommes l’ont inventée et la fin qui est l’esprit même de la machine. »

C’est à ce moment-là que le lecteur peut percevoir une forme d’inquiétude, car la machine serait dotée d’un « esprit » indépendant. Elle peut transformer la matière, mais aussi l’humain qui s’en sert. Il est complexe de réellement la contrôler, l’homme perdrait alors sa maitrise.

Giono évoque ici une double perception des machines, il est à la fois émerveillé par les possibilités qui s’offrent au monde grâce à elles, mais aussi inquiet car elles deviennent toujours plus autonomes et à fortiori difficiles à contrôler.

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Essai philosophique - Dans quelle mesure les machines échappent-elles à l’humain ?

Introduction

Depuis l’époque de la révolution industrielle, les machines jouent un rôle de plus en plus important dans la vie des hommes. Elles sont au départ fabriquées pour répondre à des besoins spécifiques, et elles sont devenues essentielles dans tous les domaines au fil du temps.

Les machines correspondent aux moyens techniques conçus par les hommes dans le but d’exécuter une tâche, et le verbe échapper fait davantage référence à une perte de contrôle.

Comment les machines peuvent se soustraire au contrôle des hommes et engendrer des effets qu’ils ne maitrisent plus complètement ?

Idée principale : l’auteur met en avant le fait que les machines peuvent échapper au contrôle de l’homme.

I. Les machines deviennent incontrôlables lorsqu’elles outrepassent leurs fonctions initiales

Les machines sont fabriquées avec un objectif précis. Toutefois, la vie, et même l’histoire peuvent prouver qu’il existe des effets pour le moins inattendus.

A cet effet, l’imprimerie a diffusé certes le savoir d’une manière générale mais a aussi fait apparaitre les conflits religieux. Il y a quelques années en arrière, Internet est apparu, avec pour objectif premier de faciliter les recherches et les communications. Rapidement, son utilisation a été détournée à des fins criminelles ou a servi à la surveillance de l’homme et à la désinformation.

Les machines sont utilisées dans de plus en plus d’entreprises, elles permettent en effet d’augmenter la productivité ainsi que les performances du groupe. Néanmoins, beaucoup d’emplois ont été et sont encore menacés aujourd’hui à cause de cette technologie.

A partir du moment où les hommes utilisent des machines, peu importe la raison, il peut y avoir des conséquences inattendues. C’est ainsi qu’elles peuvent échapper à la volonté de celui qui les ont fabriquées.

II. Les machines sont de plus en plus complexes

Les machines sont donc souvent puissantes, mais plus elles le sont, et plus elles deviennent complexes, opaques, pour les utilisateurs.

L’exemple de l’intelligence artificielle montre que même les concepteurs ont du mal à en comprendre et à expliquer parfaitement les algorithmes qui entrent en jeu. Cet exemple montre aussi de nombreuses dérives.

Les réseaux électriques, les transports, les data centers, fonctionnent comme des systèmes interdépendants les uns des autres et il est impossible de les contrôler de manière individuelle.

La machine n’est alors plus seulement un objet indépendant, elle fait partie d’un écosystème, d’un réseau. Pour les hommes, il est impossible ou dans tout les cas, très difficile d’en avoir une vision globale.

III. Les machines transforment les hommes

Giono en a fait en quelque sorte son idée principale, d’où la raison de son émerveillement mais aussi de son inquiétude. En effet, pour l’auteur, la machine va venir certes transformer le monde, mais aussi les comportements des hommes, leur manière de percevoir les choses, de vivre tout simplement.

Le téléphone portable a radicalement modifié le rapport au temps eu aux gens. Les réseaux sociaux ont modifié les interactions sociales, et l’automatisation des tâches transforme le rapport des hommes au travail.

La machine devient alors formatrice, elle agit sur les hommes au lieu d’être seulement utilisée par lui.

Conclusion

Par conséquent, les machines peuvent échapper au contrôle de l’humain selon trois critères différents : lorsqu’elles engendrent des comportements inattendus, lorsque leur complexité est trop importante et enfin, lorsqu’elles modifient le comportement de l’homme.

Les machines ne sont pas hostiles, mais elles possèdent une certaine autonomie (IA), et cela oblige l’humain à redéfinir sa place dans la société ; dans un monde qu’il a lui-même créée de toutes pièces, mais qu’il ne maitrise plus complètement.

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