Ce mardi 16 juin, les candidats du baccalauréat général ont dû se pencher sur l'épreuve de spécialité de SES. Le sujet de dissertation sur dossier documentaire portait sur l'appropriation des enjeux environnementaux par la sphère privée. Voici une correction proposée en exclusivité par MyStudies !
![Comment les questions environnementales peuvent-elles devenir un problème public ? - Bac général Spé SES 2026 [Corrigé]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fncd1.msnocookie.com%2Fimage%2Fms%2Fmsimages%2Fblog_gallery%2Fchatgpt-image-17-juin-2026-a-15-38-49_2a3c497e27.png&w=3840&q=75)
Introduction
Les problématiques environnementales font bel et bien partie des défis du XXIe siècle à relever, et qui font, à tort ou à raison, plus que jamais l’actualité. Nous pouvons, de ce fait, nous demander si ces problématiques-là peuvent devenir un problème public ? Pour répondre à notre interrogation, nous allons, dans un premier temps, analyser les conséquences des problèmes environnementaux puis, dans un second temps, les mesures déployées pour y pallier.
1. Les conséquences des problèmes environnementaux
Tout d’abord, comme nous le savons, les conséquences, pour la collectivité, des problèmes environnementaux, sont multiples et sérieuses : dégradation de la qualité de l’air, de l’accès aux ressources naturelles, des aliments consommés… Il s’agit alors de conséquences qui, d’une part, affectent négativement la santé publique, et, d’autre part, le bien-être économique de l’ensemble de la population de manière analogique.
Ce sont donc des conséquences qui se retrouvent ainsi, logiquement, et plus que jamais, parmi les préoccupations prioritaires de certains citoyens, comme nous le montre le document 2 : c’était, par exemple, le cas pour 16% des Français sondés en 2019, et pour 13% en 2021. Même s’il s’agit, d’une part, d’une statistique assez volatile d’année en année - par exemple, c’était seulement 9% en 2024, résultat le plus faible sur les 5 dernières années de l’enquête - ; et d’autre part, sans aucun doute amplifiée par une communication étatique et scientifique anxiogène qui est alors rendue de plus en plus massive - elle a, entre 2010 et 2020, donc en 10 ans, augmenté dans tous les pays présentés dans le document 1, et jusqu’entre 5 et 7 fois dans certains pays, comme la l’Iran, la Chine ou encore l’Inde - elle reste donc tout de même à relativiser.
Les conséquences que les problèmes environnementaux entraînent contraignent à la mise en place de mesures étatiques, qui à leur tour impactent directement le contribuable. Et c’est ce que nous allons voir dès à présent.
2. Les mesures déployées afin de répondre aux problèmes environnementaux
Ainsi, ce sont des conséquences qui contraignent l’État à la mise en place de politiques publiques pour les pallier : augmentation des dépenses dans la santé, dans l’importation des ressources manquantes, dans la lutte contre la pollution… politiques qui entraînent à leur tour des dépenses publiques et des conséquences économiques supportées alors par l’ensemble des contribuables. Dépenses publiques dépassant, en somme, plusieurs milliards d’euros, comme on peut le voir en additionnant les investissements décrits dans le document 3.
Comme le fait remarquer le document 4, des personnes appartenant à des catégories socioprofessionnelles et à des nations différentes, mais également imposées de manière très inégale, se sentent pourtant autant concernées les unes que les autres par les politiques étatiques dédiées à la lutte contre les problèmes écologiques, ici en l’occurrence à la préservation des océans, ce qui est appuyé par l’affirmation soulignant que tout le monde meurt si l’océan meurt, indépendamment de ces catégories, et à des endroits différents du monde. Ce qui illustre, une fois de plus, la globalité et le caractère public de ces problématiques.
Conclusion
Comme nous l’avons vu, les problèmes environnementaux entraînent, d’une part, des conséquences impactant l’ensemble de la population, pour des raisons sanitaires et pour des raisons de bien-être économique. Mais également, pour y faire face, des mesures étatiques s’imposent, mesures coûteuses, et surtout financées par tous les contribuables, ces derniers sont alors, une fois de plus, impactés dans leur ensemble.
De ce fait, la préoccupation par ces problèmes, comme nous l’avons également vu au cours de notre développement, est globale, bien qu’elle puisse, parfois, également être à relativiser. Mais cela démontre une chose : un problème environnemental mondial, c’est bel et bien un problème public.