Ce jeudi 18 juin, les candidats du baccalauréat général ont dû se pencher sur l'épreuve de spécialité de Biologie-écologie. La première partie mobilisait les connaissances en immunologie au programme, et la seconde invitait à réfléchir aux enjeux de la déforestation en Afrique centrale. Voici une correction du sujet proposée en exclusivité par MyStudies !
![Bac général Spé Biologie-écologie 2026 [Corrigé]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fncd1.msnocookie.com%2Fimage%2Fms%2Fmsimages%2Fblog_gallery%2Fchatgpt-image-18-juin-2026-a-13-16-49-1_3d45b25c33.png&w=3840&q=75)
1er exercice – Répondre à une question scientifique - La Fièvre Catarrhale Ovine
La vaccination vise à exposer le système immunitaire au virus afin de le préparer à lutter contre ce virus avant une éventuelle contamination. La vaccination est donc importante pour les éleveurs pour faire face à la FCO et ainsi limiter ses conséquences économiques. Quels sont les mécanismes immunitaires déclenchés par la vaccination contre la FCO chez les ovins, et comment conduisent-ils à la protection du troupeau ?
La vaccination vise à déclencher une réponse immunitaire. Le vaccin contient à cet effet un agent pathogène atténué ou inactivé, ou certains de ses éléments (antigènes) : il peut donc être injecté dans l’organisme sans déclencher la maladie, mais active les lymphocytes B afin qu’ils produisent des anticorps spécifiques de l'antigène viral, qui pourront reconnaitre le virus en cas d’infection réelle. C’est la réaction immunitaire primaire.
Une partie des lymphocytes se transforme en lymphocytes mémoire afin d’augmenter la rapidité de la réponse immunitaire : la vaccination ne devient donc effective qu’après la mise en place de cette mémoire immunitaire, soit après 3 semaines. Ces lymphocytes mémoire produisent rapidement et massivement des anticorps spécifiques. C’est la réaction immunitaire secondaire. Elle permet la neutralisation rapide du virus, avant même le développement de symptômes.
En empêchant le développement de la maladie chez les individus infectés, la vaccination limite la circulation du virus au sein du troupeau. Elle immunise ainsi l’ensemble du groupe.
2e exercice – Pratiquer une démarche scientifique - L’écosystème forestier en République Démocratique du Congo (RDC)
Plus de 60% de la surface du massif forestier d’Afrique centrale se situe en RDC (document 1A), ce qui prouve l’importance de nous intéresser à ce territoire concentrant les enjeux, d’autant plus qu’il doit faire face à de lourdes menaces. La « déforestation de la pauvreté » désigne le fait que la forêt représente une ressource en bois (énergie) et pour l’agriculture sur brûlis pour les habitants (document 1B), et cette pression est en hausse avec la croissance démographique. À cela s’ajoutent des pressions économiques avec les permis d’exploitation pétrolière, gazière et minière. L’ensemble de ces pressions a engendré une diminution de 20% des forêts humides en 30 ans (document 1B).
Cette forêt est pourtant un écosystème qui abrite des espèces endémiques, telles que le Bonobo, espèce sur la liste rouge de l’UICN (document 2A). Pour vivre, il dépend effectivement d’un milieu de vie spécifique, des forêts tropicales, afin de se nourrir et se reproduire (document 2B et 2C). Les bonobos sont principalement frugivores et herbivores : leur consommation de graines contribue à leur dissémination dans un rayon moyen de 1000 mètres à partir de l’arbre mère (document 4). Par ailleurs, l’action du Bonobo améliore la capacité germinative des graines, celles étant crachées ou déféquées ayant un taux de germination bien supérieur à celles étant restées enfermées dans le fruit tombé au sol (document 5). Cette action n’est pas négligeable, puisque plus de 80% des graines d’arbres de la forêt tropicale sont disséminées grâce aux animaux (document 6A). Une défaunation engendrerait l’extinction de certaines plantes qui dépendaient de ces animaux pour disséminer leurs graines et se reproduire : l’écosystème s’appauvrit (document 6B).
On observe alors une boucle s’alimentant négativement : si l’écosystème s’appauvrit, la faune a moins de chances de survie, et participe moins au maintien d’une diversité végétale. La préservation des forêts tropicales en RDC présente donc des enjeux environnementaux, mais également humains, puisque la forêt tropicale procure de nombreux services écosystémiques, notamment la sécurité alimentaire des populations et le stockage du carbone (document 1A).