Ce mercredi 17 juin, les candidats du baccalauréat ST2S ont dû se pencher sur l'épreuve de Sciences et techniques sanitaires et sociales. Le sujet portait cette année sur le parcours de soin et l'habitat inclusif. Voici une copie corrigée proposée en exclusivité par MyStudies !
![Bac ST2S Sciences et techniques sanitaires et sociales 2026 [Corrigé]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fncd1.msnocookie.com%2Fimage%2Fms%2Fmsimages%2Fblog_gallery%2Fchatgpt-image-20-juin-2026-a-15-07-00_690c9d4358.png&w=3840&q=75)
PARTIE 1 : MOBILISATION DES CONNAISSANCES
Expliquer que le parcours de soins permet une prise en charge globale des patients.
Le parcours de soins consiste en un ensemble d’actes médicaux destinés au patient. C’est ce que nous allons, dès à présent, chercher à expliciter.
En effet, il consiste en un suivi médical complet, et pas en des actes séparés. Il « part » alors du médecin généraliste, qui est souvent aussi le médecin traitant du patient, et qui, à son tour, oriente celui-ci vers les spécialistes nécessaires, en leur transmettant les informations acquises ou détenues sur le patient pour qu’ils puissent à leur tour prendre le relais de manière convenable. Il enregistre ces informations dans le dossier médical du patient, démarche qui se dématérialise par ailleurs de plus en plus, afin de pouvoir les partager aux autres professionnels de la santé en cas de besoin — la dématérialisation simplifie alors significativement ce partage — ainsi que pour effectuer justement le suivi médical.
Le médecin traitant n’oriente pas le patient uniquement vers d’autres médecins : en fonction de la situation et des besoins de ce dernier, il mobilise également bien d’autres acteurs du domaine de la médecine et du social : des infirmiers (par exemple, lorsque la personne n’est pas ou plus apte avec certitude de prendre son traitement de manière régulière et autonome), des psychologues (lorsqu’il estime que le problème est davantage d’ordre mental que physiologique, ou encore lorsque cela relève des deux à la fois), des travailleurs sociaux (par exemple, dans le cas d’une perte d’autonomie financière ne permettant plus d’assurer ses soins de façon autonome), etc.
Ainsi, nous en concluons qu’il s’agit bien d’un ensemble d’interventions coordonnées, et non d’une ou de plusieurs interventions isolées.
PARTIE 2 : DÉVELOPPEMENT S’APPUYANT SUR UN DOSSIER DOCUMENTAIRE
QUESTION 1 : Expliquer comment l’habitat inclusif favorise les liens sociaux.
Le dossier documentaire nous montre en effet que l’habitat inclusif favorise amplement les liens sociaux pour ceux qui en bénéficient.
Tout d’abord, comme expliqué dans l’annexe 1, grâce au partage d’espaces communs, les locataires de l’habitat inclusif bénéficient d’un accompagnement sanitaire et/ou social, ainsi que d’une proximité avec les commodités, comme l’illustre l’annexe 5, proximité alors particulièrement utile pour des personnes âgées dont la mobilité peut être limitée et/ou complexe. Le locataire peut alors bénéficier de toutes les interactions sociales que cela implique, qui lui seraient alors inaccessibles ou accessibles plus difficilement sans la mise en place de ce dispositif.
Le choix des activités auxquels les locataires peuvent participer est vaste et celles-ci sont facultatives, comme expliqué dans l’annexe 2. De ce fait, le locataire peut choisir celles qui sont à son goût, et ainsi en fréquenter d’autres partageant les mêmes goûts, chose qui, là aussi, contribue très positivement aux interactions sociales grâce aux intérêts communs des personnes.
Enfin, comme expliqué dans l’annexe 3, l’habitat inclusif favorise ces interactions sociales sur le lieu de vie ou très près de celui-ci, car, grâce à la mise à disposition de parties privatives à louer, il permet de participer aux ateliers, aux loisirs, aux événements, à la vie du quartier et à celui de la commune sans avoir à faire de longs déplacements, qui auraient en effet pu, comme évoqué précédemment, s’avérer fastidieux, voire impossibles pour des personnes âgées.
Ainsi, nous pouvons conclure que l’habitat inclusif rend possibles les liens sociaux et les favorise pour les personnes pour qui ils auraient été compromis si elles vivaient dans un habitat « ordinaire ».
QUESTION 2 : Montrer que la mise en œuvre de l’habitat inclusif repose sur un partenariat entre différents acteurs.
Comme le montre le dossier documentaire, le logement inclusif repose en effet sur des partenariats entre divers acteurs.
Tout d’abord, comme expliqué dans l’annexe 1, sont mis en place des partenariats avec des travailleurs sociaux qui assurent le rôle d’animateurs, mais également avec des collectivités, des mutuelles ou encore des associations du secteur médico-social.
Comme le met en lumière l’annexe 2, des partenariats avec des bailleurs sociaux sont également conclus. Par ailleurs, cela étant financé par les fonds publics, il y a également probablement une sorte de partenariat avec l’État.
Comme expliqué dans l’annexe 3, des événements dans la commune sont organisés à proximité de l’habitat social, et celui-ci est par ailleurs situé à proximité des commodités, comme l’illustre l’annexe 5 ; on peut ainsi supposer que des « partenariats », par exemple, avec la mairie, sont également mis en place.
Il y a également une coopération avec le département pour le développement de l’habitat inclus, comme expliqué dans l’annexe 4, coopération centrée sur le développement, l’investissement, le financement et la communication réalisés par le département. Ce qui correspond à un partenariat de plus.
Et enfin l’annexe 5 illustre l’ensemble des partenaires mobilisés autour de l’habitat social, et nous voyons qu’il en a bien de nombreux autres : il s’agit alors également de partenariats avec des aides ménagères, des bénévoles, etc.
Ainsi, nous pouvons conclure que l’habitat social repose en effet sur une multitude de partenariats, et implique des partenaires divers et variés, et des personnes morales et physiques.